Hermétisme
et 錬金丹術 Renkintanjutsu 四
École d'alchimie intérieure : Wu Liu
Zao Bichen (1860=?) a étudié le taoïsme du courant 'Porte du dragon' (Longmen pai)*, il est le fondateur du 'Courant précéleste des milles pics' (qianfeng xiantian pai) subdivision de l'école Wu Liu, il était le 11e maître de l'école Wu Liu, il fût patriarche de la 3e génération du 'Courant de la montagne d'or' (Jinshan pai), courant issu du courant de la Porte du dragon.
(*) dont un des textes de base est le 'Secret de la fleur d'or' (Tai Yi Kin Houa Tsoung Tchi) imprimé pour la 1ère fois au 18e siècle, décrit l'enseignement de Lu Yen ou Lu Tsou du 8e siècle. Dont l'édition est suivi du 'Livre de la Conscience et de la Vie' (Houei Ming King) composé par Liou Houa Yang moine du Courant de la Double Fleur de Lotus dans la province d'An-Houei en 1794.
École Wu Liu du courant de l'Est
elle tire son nom de ses deux fondateurs nés à deux siècles d'écart, nés en 1574 et 1735, Wu Chongxu et Liu Huayang,
Wu Chongxu du Courant de la Porte du dragon,
Liu Huayang reçu en rêve la doctrine de Wu Chongxu lui-même. Il fût le patriarche de la 9e génération du Courant de la Porte du dragon.
Le Weisheng shenglixue mingzhi
Le but des pratiques décrites est bien sûr l'immortalité et la longévité, mais aussi les richesses, la chance, le bonheur et la félicité dans le monde des hommes, comportement que les Taoïstes opposent à celui des moines bouddhistes qui se retirent de la vie active.
'L'enseignement prodigué ici non seulement procure la longévité, mais il permet d'écarter les maladies, de résider longtemps en ce bas-monde, harmonisant la réalité quotidienne et le divin, vivant au fil des jours, à l'écoute du ciel afin d'assurer un cours paisible à son destin. Pour tout cela, il faut commencer par l'accumulation des 'mérites', le contrôle de soi, l'endurance, pour aboutir à une jouissance constante de la félicité en ce monde. Hâtez-vous de rendre visite à un sage suprême et de lui demander ses formules orales.'
Wu Liu xianzong quanji (Recueil complet de l'école d'immortalité Wu Liu), Taiwan, Taipei, 1962, textes des Ming et Qing, 4 sections : 1. Tianxian zhengli zhilun, 2. Huiming jing jishuo, 3. Xianfo hezong, 4. Jinxian zhenglun
4. Jinxian zhenglun par Liu Huayang, extraits p. 577-578 : « Bien que l'on parle d'essence, il s'agit d'une chose immatérielle et c'est parce qu'au sein de la quiétude il y a mouvement que l'on parle d'essence originelle ». Il faut noter que selon Liu Huayang, lorsque le souffle se met en mouvement pour engendrer l'essence originelle, il s'agit d'un mouvement spiralé et tourbillonnant.
En ce qui concerne l'essence Yang, elle apparaît clairement dans les textes de l'école Wu Liu comme modalité du souffle interne. Quand le souffle du ciel antérieur de met en mouvement, il se transforme en essence du ciel antérieur invisible, laquelle se transforme en essence du ciel postérieur matérielle. Le travail consiste à éviter que l'essence se transforme en essence du ciel postérieur et à faire en sorte que l'essence du ciel antérieur redevienne du souffle primordial, ce travail s'éffectuant grâce à la 'respiration'. Autrement dit, l'essence dont il est question ici ne peut être confondue avec le sperme et correspond au souffle interne sous sa forme dynamique (Weisheng shenglixue mingzhi de Zhao Bichen, trad. C. Despeux, p. 52)
1. Tianxian zhengli zhilun, extrait p. 51 : « A la naissance, le souffle du ciel antérieur est encore dans le nombril, le souffle du ciel postérieur dans la bouche et le nez ».
Selon Zhang Guo : « Le cœur est la demeure de l'énergie spirituelle, les reins sont le palais du souffle ». La plupart des textes localisent le souffle dans l'Océan du souffle, c'est-à-dire le champ de cinabre inférieur. Par contre, selon les textes de l'école Wu Liu, le souffle est renfermé dans le nombril (op. cit. p.54).
« faire retourner l'essence pour réparer le cerveau »
Le jing, l'essence qu'il faut retourner n'est pas le sperme et la plupart des textes insiste là-dessus, elle existe avant l'apparition du sperme. Autrement dit, c'est à l'instant de l'érection et de la mise en mouvement de l'énergie sexuelle qu'il faut agir, instant que les textes alchimiques nomment « période du Zi vivant » (huozishi). L'érection du pénis, selon les Taoïstes, n'est pas forcement liée à l'activité sexuelle, mais peut témoigner d'une bonne condition de la fonction vitale, et prouver que cette énergie vitale est en quantité suffisante et circule bien . En effet, un jeune enfant ou un nouveau-né endormi peut avoir une érection, c'est donc, pensent les Taoïstes, que l'énergie qui circule de par tout le corps arrive à ce moment au bout de la verge. De même, quelqu'un qui est parvenu grâce à de fréquentes méditations à un état mental dénué de pensée et de désir a des érections. C'est ce moment privilégié qu'il faut mettre à profit pour travailler sur cet afflux d'énergie... (op. cit. p.56-57).
L'embryon d'immortalité formé à partir du souffle véritable est aussi qualifié dans nombre de textes de « parcelle de lumière véritable ». Dans certains textes il est également décrit, notamment au début de son développement, comme une perle ou une goutte de rosée. Le Cantongqi parle de la perle-enfançon que l'on chauffe et entretien ; plusieurs titres d'ouvrages du Daozang (Canon Taoïste, TT.) ayant trait à l'alchimie intérieure comportent l'expression « perle mystérieuse ». L'expression « perle de rosée » (luzhu) est employée notamment dans le TT. 60 : « Les deux souffles se nouent dans le corps en une perle de rosée qui tombe dans le champ de cinabre ». On peut citer aussi un texte plus tardif, le Gushen pian, précédé d'une préface de 1315 : « Lorsque le souffle originel commence à naître, il est comme un grain ou une perle de rosée ou une goutte d'eau » (op. cit. p.68-69-70).
Sublimation de l'énergie spirituelle : allaiter l'enfançon pdt trois ans
... l'embryon a tendance à sortir par « la porte du ciel » (sommet de la tête) ; or le nouveau-né n'est pas encore assez solide, et il faut le ramener immédiatement. On l'appelle « énergie spirituelle Yin » (Yinshen) et l'on doit encore l'allaiter pendant trois ans dans le champ de cinabre supérieur. Au cours de cette période, il faut arriver à transformer cette énergie spirituellee Yin en énergie spirituelle entièrement Yang (Yangshen). Il ne faut pas attacher sa pensée au fait que le nouveau-né se trouve dans le champ de cinabre supérieur. Il faut seulement que cette entité illumine le champs de cinabre et s'y fonde dans la grande Vacuité : c'est le début de l'allaitement.
Allaiter l'enfant, c'est affermir le Yangshen, et l'habituer à sortir et à aller de plus en plus loin du corps, jusqu'à dépasser les limites du temps et de l'espace et retourner à la Vacuité.
Ainsi le Yangshen va et vient, il est uni au corps s'il veut résider dans ce monde, ou s'en détache pour se promener au loin dans les îles des immortels.
C'est dans ce phénomène de va et vient que réside l'un des dangers qui guette l'adepte. Il importe ici de distinguer le Yinshen du Yangshen. Ce dernier est de couleur dorée, et est souvent décrit comme une parcelle de lumière (Xingming guizhi, fasc. 4, p. 23) ; il est semblable au corps de chair de l'adepte, c'est un modèle miniature de la personne, visible par les autres. Par contre, si l'on a soi-même l'impression qu'un corps formel ou informel sort de son corps alors qu'il demeure invisible pour les autres, il s'agit du Yinshen, analogue a un corps rêvé (Xingming guizhi, fasc. 4, pˋ; 19 : « Le Yinshen a une ombre et pas de corps, c'est ce que les gens du monde appellent un immortel-démon (guixian). Le Yangshen a une ombre et un corps, c'est ce que les gens du monde appellent un immortel céleste (tianxian) »). (op. cit. p.79-81)
Sublimation de l'essence issue des cinq céréales
L'essence de nature Yin étant inversée entre dans le fourneau de jade (champ de cinabre inférieur) ou le Point du souffle véritable situé juste au-dessous de la Cour jaune, au-dessus de la Passe originelle. On appelle aussi « Cavité au sein de la cavité » ce Point du souffle qui communique vers le haut avec la Vallée céleste, vers le bas avec la Passe Yang, vers l'avant avec le canal de fonction, vers l'arrière avec le canal de contrôle, horizontalement avec le canal de ceinture, vers le haut avec le cœur, en arrière avec les reins, par-devant avec le nombril. Si ce point se désagrège, il diffuse dans tout le corps. Il est la racine de tous les méridiens, c'est pourquoi on le dénomme Point du souffle véritable du ciel antérieur. (op. cit. p.109)
Renkintanjutsu

Katsugen undo
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Les désirs ... disparaissent certes lorsque la glande gardienne centrale du Xing et du Ming (il s'agit peut-être de l'hypophyse ?) cesse de fonctionner, mais l'âme quitte alors le corps et l'on meurt. (op. cit. p.138)
Lorsque vient le sommeil, à la minute incertaine où l’on flotte entre la tension active de la veille et l’inconscience du sommeil ordinaire, il faut méditer sur l’énergie du souffle en la projetant jusqu’au centre le plus élevé du cerveau, le dvâdasânla (situé au sommet du cerveau). Cette énergie, nous dit-on, est grasse — c’est-à-dire pleine et sonore — mais aussi faible ou subtile en raison de sa lenteur. Différente du souffle instable et troublé de l’état de veille, elle se rapproche du souffle apaisé et lent qui scande l’extase (samâdhi).
… Ksemarâja précise qu’au cours du rêve comme dans la veille, Siva qui supporte l’univers accorde les fins qu’il désire au yogin qui demeure constamment recueilli à la jonction de la veille et du sommeil, c’est-à-dire au Centre (madhya), unité de vie et d’efficience. (Vijnana Bhairava tantra, commentaire par Lilian Silburn du sloka 55 p. 100)
« Lorsque le sommeil n'est pas encore venu et que (pourtant) le monde extérieur c'est effacé, aumoment où cet état devient accessible à la pensée, la Déesse suprême se révèle. »
Durant les instants de détente où se confondent les frontières de la veille et du sommeil, la pensée reste lucide mais le monde extérieur s’estompe, les sens ne fonctionnent plus et les fluctuations mentales se trouvent momentanément suspendues.
Cet état intermédiaire (madhya), exempt d’obstacles, est appréhendé par citi, une pure pensée, et ne diffère pas de l’énergie divine. La KaumudI cite une stance à ce sujet : « Cet état qui apparaît au début du sommeil et à la fin de la veille, si on l’évoque, on jouira en personne d’une félicité impérissable. »
Une célèbre kārikā explique : « Le pleinement illuminé réalise toujours et constamment l’Acte de pure conscience (spanda) dans les trois états {veille, rêve et sommeil profond). Mais l’autre (le partiellement éclairé) n'en jouit qu'au commencement et à la fin de ces états », c’est-à-dire d’après Ksemarāja aux seules périodes de transition entre veille et sommeil, quand il jouit d’une détente vigilante, favorable à l’intériorisation.
Chez un yogin plus avancé, ce demi-sommeil prend l’aspect de yoganidrâ, sommeil spirituel bien connu des mystiques. C’est en ce sens que Ksemarāja interprète notre verset qu’il cite dans un autre passage de sa glose à la Spandakārikā ; pour lui, le yogin insuffisamment éveillé à la vie mystique (aprabuddha), rarement favorisé de l’illumination, repose entre temps dans un état crépusculaire où le corps sommeille tandis que le cœur veille. Ce sommeil lucide n’est pas alourdi par la torpeur et l’inconscience des états oniriques ordinaires : « Le Maître qui supporte l’univers, dit-il, apparaît clairement et sans voile dans la voie médiane du yogin qui accède au sommeil spirituel (yoganidrā) et qui s'adonne sans défaillence à une méditation vigilante et ardente .» Et le Seigneur lui accorde tout ce qu'il désire.
Ainsi baignant dans l'intimité du Soi, endormi à tout ce qui n'est pas Siva, le yogin s'élève soudain à la félicité, expérience incommunicable qu'il faut éprouver par soi-même.
Selon Sivopādhyāya il s'agit de la Voie de Siva.
On trouve dans E. A. Poë une curieuse analyse de cet état : « Il existe une certaine classe de fantaisies d’une exquise délicatesse, qui ne sont point des pensées et auxquelles je n’ai pu jusqu’à présent adapter le langage. J’emploie le mot ' fantaisies ’ au hasard... Elles ne surgissent dans l’âme (si rarement, hélas !) qu’aux heures de la plus intense tranquillité... et seulement en ces courts instants où les confins du monde éveillé se confondent avec ceux du monde des rêves. Je n’ai la notion de ces ' fantaisies ’ qu'aux premières approches du sommeil et quand j’ai conscience de cet état. Je me suis rendu compte que cette condition ne se réalise que pour une inappréciable minute... De plus, ces ' fantaisies ’ s'accompagnent d’une extase délicieuse qui dépasse en volupté tous les ravissements du monde réel ou du monde des songes... ». Plus loin E. A. Poe se reconnaît capable, mais seulement quand les conditions sont propices, de provoquer ce phénomène, et il ajoute qu’il s’est « appliqué à empêcher que le passage à partir de... l'instant de fusion entre la veille et le sommeil..., passage au-delà des extrêmes limites de la conscience, n’allât se perdre dans le domaine du sommeil. » (in : Marginalia, cité par Jacques Masui : De la vie intérieure, pp. 23-26, Paris, 1952.)
Dans ce sloka 75, l’énergie se révèle au yogin qui repose apaisé dans l’état crépusculaire préonirique ou en sommeil mystique (yoganidrâ), c’est-à-dire à la jonction de veille et de sommeil, mais elle ne se manifeste pas pleinement à lui au cours de la vigilance active de la veille comme elle le fera par la suite (voir sloka 92). (Vijnana Bhairava tantra, commentaire par Lilian Silburn du sloka 75 p. 116-117)
Sublimation de la perle d'essence de Yang véritable
… alors que l'esprit semble concentré sans l'être et le corps engourdi et dissous, ce dernier est envahi par une félicité indescriptible qui commence à l'articulation des coudes, envahit progressivement tout le corps avec une sensation de démangeaison de tous les pores de la peau, félicité inescriptible que l'on ne peut stopper ni contrôler.
… à l'inspiration il y a montée dans le canal de contrôle, à l'expiration descente dans le canal de fonction. Lorsque la perle d'essence de Yang véritable est suffisament formé, la grande révolution céleste s'effectue d'elle-même. Le souffle envahit les deux canaux de contrôle et de fonction qui s'ouvre et le trésor véritable sort de la cavité... ce joyau véritable ne 'peut' sortir par les deux orifices inférieurs : l'anus et la passe Yang. Il monte progressivement vers le nombril, les reins, la lumière des yeux est contenue, l'audition concentrée, la racine du corps (le sexe) immobile. Il est aussi bloqué vers le haut et n'a pas d'autre endroit où aller que dans le canal de contrôle qui s'ouvre de lui-même tandis que le canal de fonction se ferme. Ainsi ce joyau ne peut que faire irruption dans le canal de conrôle à partir de la base du coccyx... en accord avec l'ouverture de l'inspiration et la fermeture de l'expiration (interne), le joyau véritable, franchit la passe du coccyx, l'os sacré, emprunte le système nerveux et sanguin central et monte le long de la colonne vertébrale. L'esprit reste alors immobile, dans l'attente que le joyau bouge de lui-même. S'il traverse le coccyx et le sacrum, l'esprit la pensée et le souffle véritable le suivent. Cette passe est en vérité très dificile à franchir.
… Il suffit donc de débloquer la passe du coccyx pour cueillir la grande panacée et être doté de la grande vertu ancestrale. Le joyau véritable arrive ensuite à la passe Jiaji, devant laquelle se trouvent trois orifices obstrués. Il est finalement difficile de débloquer cette passe en essayant de faire monter le joyau véritable à l'aide de la pensée : il reste alors immobile et bloqué. Au contraire, si l'esprit et la pensée sont immobiles, le joyau se met en mouvement (bouge de lui-même) : c'est alors seulement qu'on l'aide à monter ; ne croyez donc pas pouvoir le faire monter et se mouvoir par la pensée. Soudain donc, il se met en mouvement de lui-même, fait irruption dans la passe et l'on suit alors son mouvement reconnaisable à deux caractéristiques. Grâce à une infime pensée on l'aide à franchir la double passe Jiaji et il arrive à l'oreiller de jade, devant lequel se trouvent trois orifices obstrués. Si l'esprit et la pensée restent immobiles, le joyau se met de nouveau en mouvement et franchit la passe de l'oreiller de jade, aidé de la pensée qui l'attire légèrement vers le haut. Il va directement au centre du sommet de la tête. Il s'est réuni à la bienveillance dans le bulbe rachidien dans le palais commun et véritable du Xing et du Ming. De là, il faut diriger le joyau vers le bas.
… faire tourner le Xing et le Ming véritables directement depuis le centre du troisième ventricule jusqu'au nez... Si l'on posséde la clé, il descend depuis le pont des pies supérieur et le point Xuanying jusque dans la bouche et a une saveur douce comme le miel, il est avalé par la pagode à douze étages, c'est-à-dire le pharynx, nous nourrit et descend dans le palais pourpre situé à un pouce deux au-dessous du cœur ; là, il faut s'arrête légèrement puis continuer à le faire descendre jusqu'au champ de cinabre à un pouce trois au-dessous du nombril, au Point du souffle véritable, où il est chauffé et entretenu. Voilà comment il faut effectuer la révolution céleste et cueillir la grande panacée pour faire descendre la perle véritable dans le champ de cinabre.
… Lorsque l'essence, le souffle, l'énergie spirituelle, la sensation du corps la pensée et l'esprit sont réunis au point du souffle véritable, on fait mouvoir le « char du fleuve » en sens inverse. Le joyau monte et entre dans le champ de cinabre médian, où il est entretenu et chauffé jusqu'à ce que le souffle soit en quantité suffisante et que l'embryon soit parachevé... (La révolution de Zi à Mao, Wu et Yu s'opère distinctement et c'est grâce à elle [la petite révolution céleste, Du mai - Ren mai] que se forme le souffle embryonnaire.) Au bout de dix mois cet embryon de sapience illumine l'immensité divine et sort soudain alors que l'esprit est très concentré : il y a montée au ciel de l'énergie spirituelle Yang.
… De la cavité ancestrale (selon le Sanzi jing de Zhao Pichen, j.1 p.5b, la « cavité ancestrale se trouve entre les deux yeux. Une veine communique avec le centre du cerveau, où se trouve la matrice du souffle ancestral, racine du Xing et du Ming ».) l'énergie spirituelle Yang sort par la porte céleste (tian men : fontanelle). Dés sa sortie, il faut rapidement la ramener afin que des démons extérieurs ne viennent la mettre à l'éssaì. Puis il faut l'allaiter pour faire retourner cette énergie spirituelle à la vacuité. Au bout de trois ans, l'énergie spirituelle Yang a suffisamment vieillie et est achevée. Mais il faut encore méditer neuf ans face à un mur pour sublimer cette énergie spirituelle et la faire retourner à la vacuité, c'est-à-dire pour devenir un immortel céleste (le taoïsme distingue plusieurs sortes d'immortels : l'immortel terrestre, l'immortel humain, l'immortel-démon, l'immortel céleste.) (op. cit. p.131-135)
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